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Lorsque l’on parle, ou que l’on chante, on
émet un son, une note que l’on appelle une note fondamentale. Dans une "modulation-voyelles", ce son génère d’autres sons : les résultantes basses
(basses fréquences) et plusieurs harmoniques (hautes fréquences).
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Les harmoniques constituent l’enveloppe
vibratoire du son, ils colorent le son, lui donne une amplitude de l’espace
et de la verticalité.
D’une seule voix, on émet et on perçoit donc plusieurs sons simultanément.
Souvent, les harmoniques ressemblent à des sons flûtés, comme si un
joueur de flûte était placé à côté du chanteur. Les harmoniques sont aussi
comparés à des sons de guimbardes ou de clochettes.
Mais d’autres harmoniques, plus aigus, se dégagent encore au-dessus des
précédents. Ils demandent une écoute plus fine, ils stimulent notre
audition et notre système nerveux. Pour produire ces harmoniques, le
chanteur doit être bien placé dans sa verticalité. Il peut en même temps,
donner du volume, du corps, de l’espace au son ; ce que l’on va ressentir
dans tout le corps, ce sont les résultantes basses et hautes.
Dans de nombreuses traditions (soufie, indienne, tibétaine...), ces
vibrations sont utilisées pour guérir le corps et équilibrer les énergies.
Les organes retrouvent ainsi leur vibration originelle et les centres
énergétiques sont harmonisés.
Les chants harmoniques sont un pont entre le corps
et la dimension spirituelle.
C’est un champ magique, un yoga sonore pratiqué par des moines tibétains
pour atteindre l’illumination. Les vibrations de ce champ pénètrent chaque
cellule de notre corps.
Ces sons sacrés nous harmonisent et nous accordent
à la vibration de l’univers.
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